HIV

Ai-je pris un risque?

Aucun risque :

- Masturbation
- Fellation avec préservatif
- Anulingus (langue-anus) ou cunnilingus (langue-sexe féminin) avec carré de latex
- Pénétration anale (sodomie) avec préservatif et gel
- Pénétration vaginale avec préservatif
- Echange d’objet (sextoy) avec préservatif

Risque faible mais possible :

- Fellation sans préservatif et sans éjaculation
- Echange d’objet (sex toy) sans préservatif
- Cunnilingus (langue-sexe féminin) sans carré de latex

Risque élevé :

- Pénétration vaginale sans préservatif
- Pénétration anale (sodomie) sans préservatif
- Fellation sans préservatif et avec éjaculation

Sources :

 

Pourquoi se faire dépister?

Le test de dépistage du VIH/sida est le seul moyen de savoir si vous êtes porteur du VIH, le virus du sida.

Se faire dépister est important pour vous-même, pour lever le doute sur votre statut sérologique, mais aussi pour votre ou vos partenaires, en adaptant vos pratiques sexuelles au résultat du test.
Si le test est positif, cela signifie que vous avez une très forte suspicion d’infection au VIH. Un second test de confirmation devra être pratiqué en laboratoire ou CDAG. Si ce nouveau test est également positif, cela signifie que vous êtes séropositif.

Vous bénéficierez alors de traitements très efficaces, qui permettent de préserver une bonne qualité de vie. Ces traitements réduiront les effets du virus sur votre santé, notamment en réduisant la quantité dans le sang, ce qui rendra quasi nul le risque de transmission à vos partenaires sexuels. Des traitements pris dès le début de l’infection les rendent beaucoup plus efficaces. D'où l'importance de se faire dépister régulièrement.
Si le test est négatif, et si vous n’avez pas eu de risques d’exposition au VIH dans les trois mois précédent le test, cela signifie que vous n'êtes pas infecté par le VIH. Vous êtes donc séronégatif. Ce test sera toujours l’occasion de requestionner vos pratiques sexuelles, et d’adapter votre prévention à votre ou vos partenaires.

Quelles que soient vos motivations ou le résultat du test, les militants de AIDES sont là pour vous accompagner et envisager avec vous les réponses les plus adaptées à vos questions ou envies.

Sources :

Test rapide VIH: Comment ça se passe ?

Les associations sont désormais habilitées à pratiquer des Tests de dépistages Rapide à Orientation Diagnostique du VIH (TROD), plus communément appelés tests de dépistage rapide du VIH. AIDES en fait partie : nos  militants sont formés aux gestes techniques et à l’accompagnement.

Avec seulement une goutte de sang recueillie au bout du doigt, les TROD permettent d’obtenir en quelques minutes un résultat fiable. A AIDES nous proposons le dépistage dans le cadre d’une discussion plus large sur la sexualité et la prévention :

  • 1. Un-e militant-e, à votre écoute, recueille vos attentes et vous explique le déroulement du test. Il-elle échange avec vous sur les conséquences possibles du résultat.
  • 2. Prélèvement d’une goutte de sang au bout de votre doigt.
  • 3. Réalisation du test, le résultat est disponible en quelques minutes.
  • 4. Le-la militant-e vous donne le résultat oralement et par écrit.

Si votre résultat est positif, cela signifie pour vous une très forte suspicion d’infection par le VIH.
Un prélèvement de confirmation devra être effectué auprès d’un cabinet médical, en CDAG (centre de dépistage anonyme et gratuit) ou en laboratoire. Si vous le souhaitez, le militant vous accompagnera dans ces démarches pour que vous puissiez bénéficier au plus tôt d’une prise en charge.

Si votre résultat est négatif, et si vous n’avez pas eu de risques d’exposition au VIH dans les trois derniers mois précédant ce test, cela signifie que vous n’êtes pas infecté par le VIH.
Si vous avez pu être en contact avec le VIH dans les trois derniers mois précédant le test, il vous faudra refaire un test trois mois après le dernier contact supposé avec le VIH pour être certain de ne pas être infecté. ous pourrez échanger avec le militant de AIDES pour savoir comment rester séronégatif et refaire le test de dépistage du VIH/sida aussi souvent que vous l’estimez nécessaire.  

En résumé, le dépistage du VIH/sida, c'est autant de fois que vous l'estimez nécessaire. Ce qu'il faut savoir :   

   TEST CLASSIQUE
TEST DE DEPISTAGE RAPIDE
QUEL DELAI D'OBTENTION DU RESULTAT ?
3 jours à 1 semaine 2 à 30 minutes selon le type de test utilisé
QUEL DELAI POUR OBTENIR UN RESULTAT NEGATIF FIABLE ?
6 semaines après une exposition au risque 3 mois après une exposition au risque
QUEL TYPE
DE PRELEVEMENT ?
Prise de sang au pli du coude Prélèvement d’une goutte de sang au bout d’un doigt
QUEL TYPE DE PERSONNEL ?
Personnel médical uniquement Possibilité de réalisation par un
intervenant associatif ou du personnel médical
OU FAIRE LE TEST ? Cabinet médical,
CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit)
ou laboratoires d’analyse médicale
Dans des locaux associatifs. Sur des lieux de vie et
de rencontre
Dans les cabinets médicaux,CDAG ou laboratoires
d’analyse médicale.
QUEL COUT ? Gratuit
ou remboursé par la sécurité sociale
Gratuit
QUELLES CONDITIONS ?
Anonyme en CDAG Anonyme si vous le souhaitez

Sources : informations issues de l'association aides.org

Prise de risque = TPE

Présentation de Personn'Ailes

En cas de rupture ou d’oubli de préservatif, de blessure ou de coupure avec un objet souillé de sang, de partage du matériel d’injection de drogues, vous pouvez suivre un traitement post-exposition (TPE) qui peut vous éviter d'être infecté par le VIH. Ce n'est pas le moment de paniquer, mais d'agir.

Le traitement post-exposition, c’est quoi ?

Une trithérapie d’un mois qui vise à empêcher la réplication du VIH avant qu’il n’envahisse l’organisme. C’est d’autant plus efficace que ce traitement est commencé tôt : si possible dans les 4 heures, et de préférence avant 24 heures et au maximum dans les 48 heures.

Premier réflexe :
le 0 800 840 800,
numéro gratuit
de Sida Info Service.

L’écoutant fera une première évaluation du risque avant d’indiquer l’adresse du service d’urgences le plus proche.

Aux urgences, ça se passe comment ?

Inutile de donner les détails à l’accueil : évoquer un accident d’exposition au VIH (et le délai écoulé) doit suffire à voir un médecin rapidement, 24 h/24. Aux heures d’ouverture, on peut aussi aller dans un service spécialisé VIH.

Si possible venez avec votre partenaire, ce qui facilitera pour le médecin l'évaluation du risque pris. Si votre partenaire est séropositif, il est préférable qu'il amène ses derniers bilans sanguins.

Un traitement d'un mois pas anodin mais utile

Les services d’urgences disposent de “kits” de médicament anti-VIH pour 2 à 3 jours. Un kit vous sera donné. Ensuite, nouvelle consultation quelques jours après : un médecin spécialiste du VIH réévalue alors le bien fondé du traitement (résultats des premières analyses) et la façon dont vous le supportez. Si l’intérêt du traitement est confirmé, ordonnance pour 4 semaines.

Le traitement peut avoir des effets physiques indésirables (diarrhées, nausées, fatigue, vertiges, maux de tête) qui disparaissent souvent en quelques jours. Il peut être aussi psychologiquement déstabilisant. Vos amis peuvent vous soutenir.

Attendre 1 mois après le traitement pour faire un dépistage (3 mois pour le définitif).

Sources :

Le traitement comme prévention?

On le sait aujourd’hui, quand on est séropositif, la trithérapie est un outil préventif aussi efficace que la capote. C’est le traitement comme prévention ou TASP (“treatment as prevention“) parfois communément appelé méthode par la charge virale. Quels sont les critères permettant une sécurité maximale ?

Le préservatif (féminin et masculin) reste le moyen de prévention privilégié, en particulier quand on ne connaît pas son statut sérologique ni celui de son partenaire. Mais aujourd’hui, quand on est séropositif, il existe un autre moyen d’éviter la transmission du VIH à un(e) partenaire : le traitement antirétroviral. Cela a été popularisé en 2008 par le Pr Bernard Hirschel et la Commission fédérale suisse sur le sida, avant d’être confirmé par un important essai clinique en 2011 (HPTN 052).

Il y a trois conditions à réunir :

- le traitement est très efficace sur la durée (la charge virale - CV - doit être indétectable dans le sang depuis au moins 6 mois) ;

-  la prise est très régulière (peu d’oubli de prises), ce qui permet un contrôle optimal du VIH (pas de sursauts ou blips) ;

- on n’est atteint d’aucune autre infection sexuellement transmissible - IST - (un dépistage régulier est donc nécessaire).

 Si ces trois conditions sont réunies, on peut considérer que les risques de contamination sont proches de ceux liés à l’utilisation du préservatif, c’est-à-dire quasi nuls (moins de 1/10 000 estiment les experts français dans le rapport Yeni 2010).
 
Sinon, le niveau de protection est un peu moins important mais ne disparaît pas pour autant. Validée chez les hétéros, cette stratégie est également utilisable chez les gays, même si le niveau de risque qui peut persister est sans doute plus élevé. Reste qu’à ce jour, on n’a toujours pas identifié dans les études de cas de transmission à partir d’une personne séropositive traitée efficacement.
 
En cas de couple ouvert, le dépistage des IST doit être encore plus fréquent si on choisit cette stratégie, et ce afin de réduire les risques au minimum. Cette stratégie de prévention - comme toutes les autres d’ailleurs - doit toujours d’être discutée avec le ou la partenaire.
 
 Le traitement comme prévention est une motivation supplémentaire :
 - pour commencer le traitement : un élément en plus dans mon appréciation personnelle de la balance bénéfice/risque ;
 - pour l’observance : je veux écraser ma charge virale pour protéger mon partenaire ;
 - pour avoir des rapports avec préservatifs si le traitement n’est pas encore initié : puisque la possibilité existe que le risque soit minime plus tard, je peux envisager pour plus tard et sans frustration des rapports sexuels sans préservatif ;
 - cela peut tranquiliser un couple inquiet par un risque de rupture de préservatif ;
 - c’est aussi une réduction de la peur de la transmission : un stress qui a des effets négatifs pour le corps, le cerveau et le psychisme.

Les informations sur le traitement comme outil de prévention évoluent au fil des connaissances acquises via les études. Suivez l'actualité sur le sujet en cliquant ici.

Depuis 2002, AIDES mène régulièrement une enquête auprès des personnes que nous rencontrons dans nos actions. Dans l’édition 2010 de l’enquête “VIH, Hépatites et Vous”, nous avons également ouvert l’enquête sur Internet, à un public plus large. 2 356 personnes y ont répondu. Voici les principaux résultats  à propos du traitement comme outil de prévention. Seulement 57% des personnes séropositives interrogées savaient qu'un traitement anti-VIH efficace annule quasiment les risques de transmettre le virus à son partenaire et plus de la moitié d'entre elles (58%) ont eu connaissance de cette information grâce au milieu associatif.

Le PREP

La Prep est la prise de médicament anti-VIH par des séronégatifs dans un but préventif. Autorisée aux Etats-Unis en juillet 2012, cette méthode n’était pas validée en France fin 2012.

De quoi s'agît-il ?
 
La Prep  (prophylaxie pré-exposition) est une méthode médicale connue qui consiste à donner les traitements d’une maladie dans un but  préventif : c’est  le cas par exemple des traitements contre le paludisme. Dans le cas du VIH, il s’agit, en bloquant le cycle de multiplication du virus, d’em- pêcher qu’il infecte l’organisme.
 

Aux Etats-Unis, un seul médicament a été autorisé

(en juillet 2012) : le Truvada (ténofovir + emtricitabine), un médicament anti-VIH courant. En l’état des connaissances, il faut l’utiliser tous les jours pour obtenir un effet préventif satisfaisant. Les données actuellement disponibles montrent en effet que l’efficacité préventive est d’environ 90 % si le médicament est détectable dans le sang. L’efficacité baisse rapidement si on ne le prend pas correctement.

 

En France, cette indication n'est pas validée

Face à l’urgence de l’épidémie, AIDES a demandé aux autorités sanitaires une recommandation temporaire d’utilisation, souhaitant sa prescription dans les meilleures conditions possibles (encadrement, sécurité), sa prise en charge financière,  et l’évaluation  du dispositif. La Prep n’est pas une pilule préventive magique, et doit idéalement s’intégrer dans le dispositif  de prévention  combinée, c’est-à-dire associant un dépistage régulier du VIH, le dépistage et le traite- ment des IST et l’usage des préservatifs en fonction de l’évaluation des risques.
 

Au sein des couples sérodifférents

Les  experts français estiment que la Prep n’a pas de bénéfice démontré si le partenaire séropositif reçoit un traite- ment efficace, dont l’effet préventif est suffisant en lui-même. En revanche, le partenaire séronégatif peut attendre un bénéfice de la Prep dans les cas où il a des rapports extra-conjugaux, ou si son partenaire séropositif n’est pas traité efficacement.

 
Vers une Prep de 2e génération
 
D’autres stratégies de Prep sont en cours d’évaluation, notamment en France (avec l'essai IPERGAY) la prise “ à la demande ”, quelques heures avant  et après les rapports sexuels.
IPERGAY, qui évalue donc le Truvada contre placebo, concernera à terme 1900 participants sur une durée de 3 ans, en France et au Québec. En France, c’est AIDES qui assure l’accompagnement préventif des participants.
D’autres études visent à savoir si une prise 1 fois, 2 fois ou 4 fois par semaine pourrait permettre  une protection. Ces stratégies ne sont pas validées. D’autres essais concernent d’autres ARV, notamment le maraviroc, associé ou non au ténofovir. De nombreux autres disposi- tifs de prévention contenant des ARV sont en  cours  d’évaluation :  notamment des gels préventifs à base d’ARV pour usage vaginal ou rectal,  des anneaux vaginaux mensuels  ” deux-en-un “ contenant   des ARV et des contraceptifs…  Autant  d’espoirs pour un futur lointain.

Vivre avec le VIH

Aujourd'hui vivre avec le VIH n'a rien à voir avec les années 80 et 90. Aujourd'hui une personne séropositive a la même espérance de vie qu'une personne séronégative.

Nous vous invitons à télécharger cet excellent document de Aides, VIE POSITIVE, qui vous apportera de nombreux renseignements... Et sûrement changer d'avis par rapport à certaines idées reçues.

Cliquez pour télécharger

A retenir 5 fausses idées :

1. “c’est de ma faute, je suis nul-le de m’être contaminé-e”
Bien sûr que non ! Et si c’était vrai, vous seriez aussi nul-le que les milliers de personnes qui se contaminent chaque année. Et
que les 150 000 personnes vivant avec le VIH en France, les 230 000 personnes vivant avec le VHB et les 220 000 personnes vivant avec le VHC. Il s’agit d’épidémies. Vous n’avez aucune raison de vous sentir coupable.

2. “Je n’ai plus que quelques années à vivre”

C’est totalement infondé. Grâce aux traitements, l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH tend à rejoindre celle de la population générale. Avec les hépatites, l’évolution de la maladie est très lente (20 à 30 ans) et les traitements sont de plus en plus
efficaces. Donc, vous avez beaucoup d’années devant vous. Sauf si vous avez 90 ans… ou que vous traversez la route
sans regarder à droite et à gauche

3. “je devrai aller à l’hôpital tous les mois”

Pas nécessairement, cela varie généralement entre 3 à 6 mois, même si, à certains moments, ça peut être plus fréquent (notamment au début du traitement, pour vérifier que tout se passe bien). Et on peut aussi, parfois, être suivi en médecine de ville.

4. “avec les traitements, ma vie sera invivable”

Finis les traitements anti-VIH lourds et les 20 pilules par jour : les traitements sont plus simples, plus efficaces et mieux tolérés. Une ou deux prises par jour, avec un choix de molécules qui permet de trouver celles qui conviennent. Pour l’hépatite B, même traitement que pour le VIH. Quant à l’hépatite C, certes le traitement actuel est à “ apprivoiser ”, mais les 70 % de chances de guérir motivent, et d’ici quelques années, il sera plus simple.

5. “je vais finir seul et sans enfant ”

Parce que vous pensez que l’amour dépend du statut sérologique ? Avec les progrès de la médecine, il est facile de faire un enfant quand on est séropo.