IST

Syphilis / Hépatite B / Hépatite C / Chlamydia / Gonorrhée / Gardnerela / Papillomavirus

Syphilis:

L'INPES vous présente :

L'épidémie de syphilis affecte notamment les homosexuels et bisexuels masculins. Cependant, le nombre de cas chez les hétérosexuels augmente également.

Signes possibles : chancre (petite plaie indolore), éruptions sans démangeaisons sur la peau et les muqueuses.

Apparition des signes : à 4 semaines ou plus après la contamination.

Diagnostic : par prise de sang.

Complications graves si non traitée : atteinte du cerveau, des nerfs, du coeur, des artères et des yeux, atteinte possible du nouveau-né si la mère est infectée.

La maladie évolue en phases successives. Les signes de la maladie:

1- LA SYPHILIS PRIMAIRE :

L'incubation silencieuse (entre la contamination et les premiers symptômes) est en moyenne de 3 semaines, mais peut se prolonger jusqu'à 3 mois. La première phase se caractérise par l'apparition d'un chancre  : lésion rosée, indolore, non inflammatoire, propre, bien limitée devenant dure, laissant sortir un liquide clair. Il est localisé au niveau des organes génitaux (gland, peau des testicules, grandes lèvres, clitoris, paroi du vagin, col utérin). Il peut être également extra-génital (lèvres, langue, amygdale, anus) et peut donc passer inaperçu. Des ganglions durs et indolores sont perçus dans la zone du chancre.

2- LA SYPHILIS SECONDAIRE :

Elle survient entre 1 mois et 1 an après le rapport sexuel contaminant. La bactérie est responsable de manifestations variées en particulier cutanées (nombreuses lésions dont certaines sont contagieuses) et muqueuses (bouche, langue, vulve, gland, anus). Ces signes cutanés et muqueux sont associés à de nombreux ganglions palpables indolores, une fatigue, une température corporelle légèrement augmentée, des maux de tête. Méningite, hépatite, atteintes rénales et articulaires sont possibles.

3- LA SYPHILIS TERTIAIRE :

Elle survient en l'absence de traitement, après quelques mois ou années silencieuses. Elle est caractérisée par des atteintes neurologiques (on parle de neuro-syphilis), cardiaques, hépatiques, digestives, rénales, laryngées, oculaires, troubles psychiatriques. Pendant cette phase de la maladie (encore observée en France), le patient n'est plus contagieux. La syphilis latente se définit comme l'infection par la bactérie sans manifestation clinique mais les réactions sérologiques sanguines sont retrouvées positives. On distingue la syphilis latente précoce (pendant la première année suivant la contamination) et la syphilis latente tardive (après la première année).

Hépatite B:

L'INPES vous présente :

On estime qu'environ 2500 personnes sont infectées par le virus de l'hépatite B chaque année en France, dont 200 évolueront vers une hépatite B chronique.

Signes possibles : fièvre, fatigue et hépatite (jaunisse).

Apparition des signes : 2 à 8 semaines après la contamination.

Diagnostic : par prise de sang.

Complications graves si non traitée : risque de cirrhose et de cancer du foie, atteinte possible du nouveau-né si la mère est infectée.

Vaccin : il existe un vaccin, parlez-en avec votre médecin traitant.
Les IST fragilisent les muqueuses et augmentent considérablement le risque de contamination par le virus du sida.
Inversement, si on est atteint par le virus du sida, les IST peuvent être plus graves et compliquer le traitement.

Hépatite C : 

Hépatite C : une épidémie silencieuse

Avec environ 5 000 nouveaux cas par an, le nombre de personnes infectées par l'hépatite C atteindrait près de 800 000 ! Mais un tiers à la moitié d'entre-elles ignorent être affectées par ce mal qui peut se traduire en cancer ou en cirrhose du foie. Etes-vous à risque ? Comment savoir si vous êtes contaminé ? Quels sont les traitements ? Découvrez l'essentiel sur cette épidémie silencieuse. Découvert en 1989, l'hépatite C est un virus aux conséquences parfois dramatiques.

 1 - Comment se transmet le virus de l'hépatite C ?

L'hépatite CLe virus de l'hépatite c se transmet principalement par le sang. Avant 1992, les personnes pouvaient être contaminées lors d'une transfusion, pendant une greffe, une intervention chirurgicale, un accouchement compliqué… Depuis 1992, le risque est théoriquement nul. L'usage de drogues par voie intraveineuse est aujourd'hui la principale source de contamination. Enfin, il peut y avoir contact avec le virus dans certaines circonstances plus rares. Citons notamment :

  • Les actes "invasifs" tels que l'endoscopie ;
  • L'acupuncture avec des aiguilles autres que jetables ou à usage personnel ;
  • La mésothérapie si le matériel n'est pas à usage unique ;
  • Le tatouage ;
  • Le percing ;
  • Le partage de rasoir ou d'instruments coupants.

Il existe également, dans un risque de transmission de la mère contaminée à l'enfant lors de l'accouchement. Il est d'environ 5 %.

Enfin, le risque de transmission par voie sexuelle est faible.

2 - Comment savoir si l'on est contaminé ?

Il n'y a pas de symptôme spécifique lorsque l'on est contaminé par le virus de l'hépatite C (VHC). Le principal signe est une fatigue excessive, mais ce n'est pas particulier à cette maladie. Parfois, des démangeaisons au niveau du foie peuvent apparaître. Seul le dépistage peut détecter l'infection. La mesure des anticorps dirigés contre le virus dans le sang permet de savoir si on a été en contact avec celui-ci. La recherche du génome du VHC confirme la présence de ce dernier. Le dosage des transaminases (enzymes libérées par le foie en cas d'agression) permet également de suspecter une hépatite. Attention : on peut être positif au test des anticorps et négatif à celui du génome : cela signifie que notre corps a réussi à se débarrasser du virus.

3 - Existe-t-il un vaccin ?

Contrairement aux hépatites A et B, il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C.

4 - Quelle est l'évolution de la maladie ?

Environ 80 % des gens contaminés par le virus ne parviennent pas à s'en débarrasser spontanément. Dans ce cas, l'hépatite C devient chronique. Dans 20 % des cas, elle évolue vers une cirrhose, parfois plusieurs années après la contamination. Dans 3 à 10 % des cas, cette cirrhose entraîne un cancer du foie.

5 - Quels sont les traitements?

Le traitement repose en général sur nts ?l'association de deux médicaments (bithérapie), l'interféron alpha pégylé et la ribavirine. La durée du traitement dépend du génotype. Elle est de 24 semaines pour les génotypes 2 et 3, et de 48 semaines pour les génotypes 1 et 4. Il existe désormais la possibilité de traiter les patients infectés par le virus du génotype 1 par une trithérapie. Elle consiste à ajouter à la bithérapie, un inhibiteur de la protéase, soit le télaprévir (Incivo®), soit le bocéprévir (Victrelis®).

6 - Sont-ils efficaces ?

Actuellement, la bithérapie permet de guérir 55 % des malades. En fait, l'efficacité du traitement dépend du génotype du virus, c'est à dire de variants particuliers (il existe 6 génotypes et de nombreux sous-types). Ainsi, le taux de guérison est de 80 % en cas d'infection par le virus de génotype 2 ou 3. Il est de 50 % en cas d'infection par les génotypes 1, 4 et 5. Avec la trithérapie, le taux de guérison de l'hépatite C de génotype 1 est nettement augmenté puisqu'elle est obtenue chez 70 % des patients. De plus, la durée du traitement peut être réduite à 24 semaines au lieu de 48 dans environ 60 % des cas.

7 - Quels sont les effets secondaires des traitements ?

Le traitement possède de nombreux effets secondaires. Au départ, l'interféron peut entraîner un état pseudo-grippal : fièvre, maux de tête, courbature, puis des douleurs, des pertes de poids des troubles du sommeil… Mais les effets les plus graves sont les troubles de l'humeur : irritabilité, dépression… Dans quelques rares cas, l'interféron peut entraîner également un dérèglement de la glande thyroïde. La ribavirine, quant à elle, entraîne une anémie responsable de fatigue et d'essoufflement. En outre, elle est contre-indiquée lors de la grossesse. Le risque d'anémie augmente d'environ 20 % avec la trithérapie.

8 - Quelles précautions prendre lorsqu'on est atteint ?

D'abord, il faut savoir qu'il n'y a aucun risque de transmission par la salive, la toux, la sueur, le contact physique, la vaisselle, les toilettes… Il faut simplement éviter de partager ses affaires de toilette (rasoir, brosse à dent, coupe-ongles…). Les objets en contact avec le sang (pansements, tampons…) doivent être placés dans des récipients protecteurs. Les plaies doivent être bien désinfectées. Lors des rapports sexuels, le port du préservatif est conseillé pendant les règles, en cas d'infection (herpès…) ou de lésion génitale. Enfin, chez les toxicomanes, les ustensiles ne doivent pas être partagés, notamment les seringues ou, pour les produits sniffés, les pailles.              

9 - Dois-je informer mon employeur ?

Non, vous n'êtes pas tenu d'informer votre employeur ou vos collègues de travail.

10 - La grossesse est-elle possible ?

Il est tout à fait possible de mener une grossesse en cas d'hépatite C. Seule la période du traitement est contre-indiquée. Il faut savoir qu'il y a un risque de transmission du virus à l'enfant de l'ordre de 5 % lors de l'accouchement. Ce risque est plus élevé en cas d'infection commune par le VIH. L'allaitement n'est pas contre-indiqué a priori, le risque de transmission du virus par le lait maternel n'ayant pas été démontré.

Chlamydia:

L'INPES vous présente :

L'infection à chlamydiæ trachomatis (CT) est l'IST bactérienne la plus fréquente entre 16 et 24 ans, surtout chez les femmes.
La contamination passe inaperçue la plupart du temps car il y a peu de symptômes, voire pas du tout.

La transmission est facile
Les préservatifs permettent de se protéger de la plupart des IST, mais les modes de transmission sexuelle, notamment pour les chlamydiæ, sont multiples : la pénétration vaginale ou anale est le mode le plus répandu, mais parfois un simple contact peau à peau peut suffire.
Vous pouvez donc avoir contracté une infection lors de vos rapports, avec ou sans pénétration, et quel que soit le sexe de votre partenaire.

Il n’y a pas toujours de signes
Le plus souvent il n’y a aucun signe de la contamination, mais parfois apparaissent brûlures, écoulement par la verge, l'anus ou le vagin, fièvre, douleur au bas-ventre... Ils peuvent se manifester seulement 2 à 3 semaines après la primo-infection.

Apparition des signes : 2 à 3 semaines après la contamination.

Les complications sont importantes
Il y a des risques de salpingite, de stérilité, de grossesse extra-utérine et d’atteinte du nouveau-né si la mère est infectée.

Dans les pays industrialisés, l'infection à chlamydiæ trachomatis est la principale cause d’infertilités tubaires (dues à l'inflammation des trompes utérines).

Les risques de complications concernent surtout les femmes, mais les hommes sont quand même également touchés et peuvent transmettre les chlamydiæ à leur partenaire.

Le dépistage est simple 
Le dépistage consiste en un prélèvement local, à l’entrée du vagin chez la femme, en recueil des urines ou un prélèvement à l’entrée de l’urètre chez l’homme.

Le dépistage est le seul moyen de vérifier si vous êtes infecté/e. De nombreuses structures le proposent :
- Les CIDDIST : Pour un dépistage gratuit, rendez-vous dans le centre de dépistage des infections sexuellement transmissibles le plus proche de chez vous ! CIDDIST
- Les CPEF : Pour faire le test, mais aussi un point sur votre santé sexuelle, les CPEF vous accueillent en consultation gratuite. CPEF
- Votre médecin traitant bien entendu ! Vous pouvez également demander conseil à un gynécologue.

Retrouvez les centres les plus proches de chez vous sur la carte ci-dessous, en indiquant votre zone d’intérêt.

Il existe un traitement simple et efficace
Pour les chlamydiæ, un traitement antibiotique rapide (d’une durée inférieure à une semaine) et indolore est généralement prescrit par le médecin. Il fonctionne très bien.

Pour casser la dynamique de l’infection, et éviter de se réinfecter après un traitement, il est important de prévenir sa/son partenaire habituel/le et les partenaires des deux derniers mois. Un traitement pourra alors également leur être proposé ! Si vous souhaitez les prévenir de manière anonyme, vous pouvez utiliser l’e-carte de www.info-ist.fr.

Gonorrhée ("Chaude pisse"):

L'INPES vous présente :

La plus anciennes des infections vénériennes connues fait son grand retour depuis la fin des années 90. La gonorrhée n'a pourtant rien d'une fatalité ! Revenons sur les conditions de son apparition, ses symptômes, ses traitements et les meilleurs moyens de prévention.

Qu'est-ce qu'une gonorrhée ?

La gonorrhée est une infection due à une bactérie, le gonocoque. Elle se transmet lors des rapports sexuels.

La gonorrhée est aussi appelée gonococcie, blennorragie ou encore chaude-pisse. Le gonocoque porte quant à lui la douce appellation scientifique de Neisseria gonorrhoeae, du nom de celui qui l'a identifié (Albert Neisser) en 1879.

Cette infection peut se transmettre lors de tous types de rapports sexuels (génitaux, ano-génitaux, bucco-génitaux) avec une personne infectée par le gonocoque. Elle peut aussi se transmettre de la mère à l'enfant, lors de l'accouchement.

La fréquence de la gonorrhée est-elle élevée ?

En France, le nombre exact de cas qui apparaissent chaque année n'est pas connu. On sait en revanche que le gonocoque est la 2cause d'infections sexuellement transmissibles (IST) après celles qui sont dues au Chlamydia trachomatis. On sait aussi que la fréquence des gonorrhées augmente de façon importante depuis 1998.

On retrouve le Chlamydia et le gonocoque associés dans environ un tiers des cas d'infections sexuellement transmissibles.

Après un pic dans les années 70, le nombre de gonorrhées avait diminué de façon considérable en France grâce à l'utilisation plus systématique du préservatif, encouragée par l'arrivée du Sida. Cette bonne habitude tend à se perdre, peut-être parce que beaucoup pensent à tort que grâce à la trithérapie, le Sida n'est plus si grave. La recrudescence de la gonorrhée en témoigne, avec une hausse du nombre de cas détectés de plus de 50% entre 2005 et 2006. Cette augmentation touche toutes les régions, concerne les deux sexes et n'épargne ni les homosexuels, ni les hétérosexuels.

Quels sont les symptômes d'une gonorrhée ?

Chez l'homme, l'infection se manifeste le plus souvent 2 à 6 jours après le rapport sexuel contaminant par un écoulement abondant de pus à l'extrémité de la verge, avec sensation de brûlures intenses en urinant ("chaude-pisse"). Cependant, les symptômes peuvent être inexistants (10% des cas). Chez la femme, le tableau est souvent peu bruyant : petites pertes vaginales, picotements urinaires, vagues douleurs dans le bas du ventre.

En fonction des pratiques sexuelles, il peut exister d'autres manifestations, par exemple en lien avec une infection de l'anus et du rectum : écoulement, douleur, sensation de gêne. En revanche, les infections de la gorge (pharynx) ne se manifestent dans la plupart des cas par aucun symptôme.

En l'absence de traitement chez l'homme, l'infection peut gagner les testicules (orchi-épididymite) et la prostate (prostatite), dans moins de 1% des cas. Chez la femme, elle peut atteindre l'utérus (endométrite) et les trompes (salpingite avec risque de stérilité) dans moins de 10% des cas. De façon encore plus exceptionnelle, le gonocoque peut disséminer à distance, via la circulation sanguine.

Chez le nouveau-né, la contamination au moment de la naissance a longtemps donné une conjonctivite purulente. Elle a disparu depuis l'utilisation systématique d'un collyre qui la prévient chez tous les bébés.

Quels sont les facteurs de risque de la gonorrhée ?

Le patient type est un homme de 31 ans, habitant l'Île-de-France et qui a des rapports sexuels sans préservatifs, avec plusieurs partenaires, ou avec un(e) partenaire qui en a plusieurs !

La tranche d'âge la plus concernée par la gonorrhée est celle des 29-34 chez les hommes et celle des 19-24 ans pour les femmes. Mais ce ne sont pas les seules !

Les hommes restent un peu plus souvent touchés que les femmes dans la population hétérosexuelle. On compte par exemple 1,3 homme infecté pour 1 femme infectée au Royaume-Uni, pays où la gonorrhée est mieux comptabilisée. Aux Etats-Unis, un peu plus de 5% des femmes et des hommes âgés de 18 à 35 ans auraient une gonorrhée non traitée, sans le savoir.

Comment se fait le diagnostic d'une gonorrhée?

L'analyse au microscope d'un prélèvement de sécrétions génitales peut, seule, attester avec certitude, la présence du gonocoque. Cet examen est indispensable avant le traitement.

Qui consulter ? C'est le médecin traitant, qui prescrit le prélèvement.

En quoi consiste le bilan ? Le prélèvement est réalisé dans un laboratoire. Chez l'homme, il consiste à recueillir un peu du pus qui s'écoule à l'extrémité de la verge, avec parfois une analyse d'urine (premier jet). Chez la femme, on recueille des sécrétions vaginales et on réalise un prélèvement au niveau de l'urètre, ou une analyse d'urine. Dans certains cas, il peut être nécessaire d'en réaliser d'autres (anus, pharynx). Le médecin peut aussi demander la recherche de microbes différents (syphilis, HIV, hépatite) sur les mêmes prélèvements, voire par une prise de sang quelques jours ou semaines plus tard. Le prélèvement est ensuite analysé au microscope, puis mis en culture et examiné à nouveau au bout de 2 à 4 jours. Cette mise en culture permet aussi de tester la sensibilité du gonocoque vis-à-vis des antibiotiques les plus courants (antibiogramme). Ce test est important, parce que le gonocoque devient de plus en plus résistant à certains d'entre eux.

Peut-on prévenir les gonorrhées ?

Comme le ou la partenaire sexuelle peut avoir une gonorrhée sans le savoir, la seule prévention efficace consiste à utiliser un préservatif.

L'utilisation des préservatifs lors des rapports sexuels permet aussi de se protéger de toutes les autres infections sexuellement transmissibles, ainsi que du sida.

Au moindre doute (rapport non protégé, rupture de préservatif, partenaire porteur d'une IST), mieux vaut consulter.

Quels sont les principaux traitements de la gonorrhée ?

Une fois n'est pas coutume, les antibiotiques sont automatiques pour soigner la gonorrhée !

Une antibiothérapie précoce permet de guérir de façon simple, rapide et sans séquelles. Elle consiste le plus souvent en un traitement dit "minute" ou "monodose" : une seule piqûre intramusculaire ou une seule prise de comprimé suffit.

Le traitement doit être pris après le prélèvement. Le prendre avant perturberait ses résultats.

La/le ou les partenaires sexuels doivent aussi être traités par antibiotiques, même s'ils ne présentent pas de symptômes.

Les IST et le VIH/SIDA

Les IST fragilisent les muqueuses et augmentent considérablement le risque de contamination par le virus du sida.
Inversement, si on est atteint par le virus du sida, les IST peuvent être plus graves et compliquer le traitement.

Gardnerela (vaginites):

 Les vaginites, Qu'est-ce que c'est ?

La vaginite est l'inflammation du vagin, souvent associée à l'inflammation de la vulve, (vulvite), essentiellement d'origine infectieuse. Le vagin est protégé de la pullulation de la plupart des germes pathogènes par son acidité naturelle. Cette acidité est en rapport avec la richesse du vagin en bacilles de Doderlein et dépend de la sécrétion oestrogénique des ovaires.

Les signes de la maladie

Le signe principal de la vaginite est la leucorrhée (sécrétion blanchâtre dans le vagin). Celle-ci peut s'accompagner de douleurs à type de brûlures locales, de prurit et de douleurs pendant les rapports (dyspareunie). Une fatigue, une discrète fièvre sont parfois associées. L'examen gynécologique est en général complété par un prélèvement des sécrétions pour déterminer le germe en cause. Le partenaire doit également consulter le médecin pour être examiné et éventuellement traité.

Les causes sont multiples :

- Trichomonas;

- Mycoses;

- Microbes divers...

D'autres vaginites peuvent être liées à un dysfonctionnement hormonal, ou être provoquées par un agent irritant ou une maladie dermatologique.

La vaginite parasitaire à trichomonas

Le trichomonas est un parasite transmis par l'eau, les objets de toilette et surtout pendant les rapports sexuels. La leucorrhée est abondante, liquide, malodorante, finement bulleuse (ressemblant à de l'eau savonneuse), prurigineuse. Elle augmente en début de cycle. Le trichomonas est découvert à l'examen direct au microscope.

Le traitement comporte trois volets :

- Conseils d'hygiène ;

- Détruire le parasite : antibiotique particulier, le Flagyl ;

- Traiter le partenaire.

Les vaginites mycosiques

Si la transmission sexuelle est possible, l'infection se produit le plus souvent à partir de foyers intestinaux en raison de circonstances favorisantes (antibiotiques, oestro-progestatifs, grossesse , diabète, anémies, vêtements serrés et en matières synthétiques). La contamination par l'eau de piscine polluée ou le sable des plages est possible. Le candida albicans est presque toujours en cause. Il provoque une leucorrhée épaisse, caséeuse, prurigineuse, maximum avant les règles. La vulve et le vagin sont très enflammés. Le diagnostic est fait par examen direct et culture du prélèvement.

Le traitement repose sur :

- Les conseils vestimentaires :

- Préférer les sous-vêtements en coton ;

- Préférer les vêtements amples ;

- Eviter les toilettes vaginales avec des produits agressifs acides ;

- L'alcalinisation du milieu vaginal (Hydralin pain, Gyn-Hydralin ) ;

- Les antifongiques par voie locale ;

- Les antifongiques par voie générale en cas de récidives pour le couple.

En cas d'irritation importante, la femme peut obtenir un soulagement immédiat en utilisant pendant 2 ou 3 jours : Opalgyne en application locale avec un gros morceau de coton et en irrigation vaginale. Le partenaire doit être traité : Spray poudre Pévaryl sur le gland matin et soir 10 jours.

Les vaginites microbiennes

La blennorragie est due au gonocoque. La leucorrhée est abondante, purulente, verdâtre. Le diagnostic est fait par le prélèvement bactériologique.
Les vaginite à germes banals sont d'origines diverses : staphylocoques, streptocoques, colibacilles etc. et ne surviennent que dans des circonstances particulières. Le diagnostic est fait par le frottis cervicovaginal. Le traitement repose sur les antiseptiques locaux (ovules) et des antibiotiques adaptés.

Papillomavirus (VPH)

Condylomes ano-génitaux (végétations vénériennes, crêtes de coq) Qu'est-ce que c'est ?

Les condylomes sont dus à des virus appartenant au groupe des Papillomavirus transmissibles par voie sexuelle (Human Papilloma Virus : HPV).

Certains HPV sont dangereux car oncogènes c'est-à-dire susceptibles de provoquer plus tard des cancers (notamment cancer du col de l'utérus).

Causes et facteurs de risque

La condylomatose est sexuellement transmissible

Les facteurs de risques sont :

  • Partenaires multiples, vagabondage sexuel ;
  • Prostitution ;
  • Rapports non protégés bien que le préservatif soit largement insuffisant pour éviter les contamination génitale ;
  • Baisse des défenses immunitaires.

Mais tout le monde peut contracter des condylomes car les virus HPV sont fréquents.

De nombreuses années peuvent se passer entre la contamination et l'apparition des lésions. Il ne faut donc pas toujours accuser son (sa) partenaire actuel(le).

Les signes de la maladie

Attention, les lésions peuvent être microscopiques et passer inaperçues.

LES "CONDYLOMES ACUMINÉS" ("VÉGÉTATIONS VÉNÉRIENNES" OU "CRÊTES DE COQ")

Ces proliférations papillomateuses fréquentes atteignent aussi bien l'homme que la femme. Les proliférations sont bénignes mais récidivantes.

Chez l'homme, elles siègent au niveau du gland, du frein, du prépuce, du méat et surtout au niveau du sillon balano-préputial.

Chez la femme, on les voit au niveau de la vulve et parfois du vagin.

L'anus est souvent atteint dans les deux sexes.

LES "CONDYLOMES PLANS"

Ils siègent au niveau du col de l'utérus et dans le vagin chez la femme, le gland et l'orifice urinaire chez l'homme.

La consultation

L'homme et la femme doivent se faire examiner.

  • Chez la femme : Examen gynécologique complet avec inspection de la vulve, du vagin, du col de l'utérus. Les lésions peuvent être typiques, parfois elles sont difficiles à mettre en évidence. Un frottis est toujours réaliser.
    Une colposcopie (examen du col au microscope) avec application d'une coloration spéciale (lugol) permet de mettre en évidence les lésions et de faire éventuellement des prélèvements du col.
  • Chez l'homme : Examen génital complet, examen endoscopique de l'urètre.

Chez l'homme comme chez la femme, un examen de l'anus peut être nécessaire (anuscopie).

Examens et analyses complémentaires

Ils ne sont pas systématiques en cas de lésions typiques (en dehors des examens cités ci-dessus). Le frottis et les prélèvements permettent de mettre en évidence des lésions condylomateuses. Un sous-typage des virus HPV est réalisé. En effet, il existe des types de virus plus agressifs que d'autres. De plus, tous les virus ne sont pas impliqués dans le cancer du col de l'utérus.

Evolution de la maladie

Le traitement des condylomes est souvent long et doit absolument être mené chez l'ensemble des partenaires sexuels s'ils sont atteints. Les récidives sont fréquentes. Ceci dit, la plupart des traitements viennent à bout des lésions et l'évolution est favorable.

Ne pas confondre avec...

Les condylomes sont souvent typiques et le diagnostic est facile. En cas de doute, les prélèvements viendront corriger le diagnostic.

Traitement

Il est fondamental et indispensable. Il existe plusieurs traitements qui peuvent être éventuellement associés. Le choix thérapeutique serait basé sur le type de lésion et la localisation.

Traitements médicamenteux

Ce sont toujours des traitements locaux (à base de crème ou de pommade) qui utilisent des produits très puissants tels que des anticancéreux (fluorouracilepodophyllotoxine) ou des immunomodulateurs (imiquimod) .

Traitements chirurgicaux

Ils ont pour but de retirer les excroissances par un traitement au laser ou par cryothérapie (azote liquide) ou électrocoagulation. En cas d'atteinte sévère du col, une conisation retire la partie externe du col pourra être réaliser. Chez la femme enceinte, seules les lésions vaginales et vulvaires pourront être soigner.