La fellation : plaisir et risques

La fellation : plaisir et risques

Une étude américaine réalisée en 2000 sur une population de 102 homosexuels en primo-infection, a cherché à comprendre le mécanisme de contamination buco-oral lors d’une fellation. Elle fait apparaître des comportements dangereux, alors que d’autres permettent une pratique plus sûre, sans gâcher le plaisir.

Même si l’on sait que le seul moyen de se prévenir de toute contamination reste l’utilisation du préservatif, l’analyse des différents cas laisse apparaître une évidence sans conteste : la connaissance de son propre statuts sérologique ainsi que celui des ses partenaires est primordiale. Le dialogue est le premier rempart à la contamination, et les dépistages réguliers participent grandement à endiguer la propagation du VIH. Même s’il est très rare que la fellation expose ses adeptes, analysons ce qu’il en est de la transmission lors d’une fellation et parlons-en !

Vous recevez la fellation

Silhouette de deux hommes qui se tiennent la main

Quel que soit le statut sérologique de celui qui s’applique à bien faire, vous ne risquez absolument rien. Avec ou sans préservatif, celui qui reçoit ne prend aucun risque.

C’est vous qui faites la fellation

Quand vous pratiquez le sexe oral sur une personne séropositive, gardez à l’esprit que cette pratique peut être dangereuse, surtout si vous recevez en bouche du liquide pré-séminal ou du sperme. Les blessures, saignement des gencives, et autres traumatismes de la cavité buccale sont autant de portes d’entrée  pour le virus qui profitera toujours d’un environnement fragilisé pour se frayer un chemin.

C’est aussi pour cette raison que l’on vous déconseille de vous brosser les dents avant d’aller à la rencontre d’un inconnu avec qui vous envisager le sexe oral. Le brossage crée des microlésions qui peuvent fragiliser l’intégrité des parois de votre bouche.

Si l’heureux sucé est en primo-infection, vous vous exposez d’autant plus car la charge virale de votre partenaire explose à ce moment là. Le manque d’hygiène, notamment celle du prépuce, favoriserait l’accumulation d’agents contaminants. Commencez quand cela est possible par des préliminaires sous la douche et profitez-en pour assurer vous-même le service de nettoyage !

Les IST & MST profitent aussi du manque de vigilance

Bien trop souvent oubliées car jugées moins graves, les contaminations aux IST et MST sont possibles lors de rapport buccaux. Le papillomavirus reste l’IST la plus contractée au monde. Condylomes et carcinomes peuvent être échangés par les deux partenaires, quel que soit votre rôle dans le rapport. La syphilis se propage elle aussi très facilement par les muqueuses dont celles de la bouche, tout comme l’herpes.

Risques avec l’Hépatite B

Le virus de l’hépatite B est hautement contaminant par le simple contact avec les muqueuses. Nos fluides corporels sont des vecteurs très puissants de contamination. Ainsi, le sperme, le liquide pré-séminal et la salive doivent-ils être considérés comme potentiellement infectants. Le meilleur moyen de se prémunir du danger reste bien évidemment la vaccination.

Quelques conseils et précisions en cas d’urgence

Le préservatif et la digue dentaire restent les meilleures façons de vous protéger. En cas de rupture de ces dernier lors d’un rapport avec un.e partenaire séropositif.ve, rapprochez-vous d’un centre hospitalier pour un traitement post-exposition VIH dans un délais maximal de 72 h.

Si vous recevez du sperme dans la bouche, n’avalez surtout pas, recrachez et rincez-vous la bouche avec de l’eau ou n’importe quel liquide non-alcoolisé qui pourrait crée des microlésions de la muqueuse buccale.

Pour les adeptes de la fellation sans préservatif, pensez à vérifier votre statut sérologique régulièrement et pratiquez un dépistage régulièrement à raison d’un tous les 6 mois. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un médecin ou à vous rapprocher des centres d’écoute en ligne tel que Sida Info Service : 0800 840 800.

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